L’essentiel : DATAtourisme en quatre fiches pratiques

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Au fil des renouvellements d’équipes, de directions ou d’élus au sein des offices et comités de tourisme, il est souvent utile de disposer de supports simples pour présenter DATAtourisme : ses principes, les garanties offertes aux territoires, les outils disponibles et les réutilisations de la donnée.

Pour vous accompagner, nous mettons à votre disposition quatre fiches synthétiques, à lire en quelques minutes et à partager en interne.

➽ Fiche de présentation générale

• Qu’est-ce que DATAtourisme ?
• Trois engagements pour les territoires
• En chiffres

➽ Fiche sur la maîtrise des données

• Qui contrôle la publication ?
• Protection des données sensibles
• Suivi des réutilisations

➽ Fiche sur les outils DATAtourisme

• Les outils de la plateforme
• Accéder et réutiliser les données

➽ Fiche sur les réutilisations1

• L’écosystème des réutilisateurs
• Une dynamique en forte croissance
• Consultation et profil des réutilisateurs

  1. Les données et indicateurs présentés dans cette fiche sont arrêtés à juin 2026 et sont susceptibles d’évoluer. ↩︎

OGD : vos événements gagnent en visibilité avec Cartes IGN

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À partir du 9 juillet, les événements diffusés via DATAtourisme sont consultables sur Cartes IGN, l’application mobile nationale de l’IGN. 1 million d’utilisateurs : une nouvelle vitrine de choix pour les données produites par les offices et comités du tourisme, sans aucune ressaisie.

Donnée locale. Visibilité nationale.

Les événements diffusés par les territoire dans DATAtourisme sont désormais visibles dans Cartes IGN, la nouvelle plateforme cartographique de l’IGN. L’appllication compte 1 million d’utilisateurs. Ce service offre une nouvelle vitrine nationale aux festivals, marchés, expositions ou fêtes de village organisés sur les territoires. Gratuite et accessible sans création de compte, l’application permet à tout visiteur de découvrir cette programmation locale.

Illustration de Cartes IGN avec les données des OGD

Les données sont regroupées dans Données thématiques -> Animations locales.

Les événements sont affichés deux mois avant leur date de début et disparaissent une fois terminés.
La mise ajour est quotidienne.

Pour les offices et comité du tourisme, aucune action supplémentaire n’est nécessaire : les données saisies dans les SIT et transmises à DATAtourisme continuent d’être diffusées automatiquement vers les différents réutilisateurs, dont Cartes IGN.

Un partenariat au service des territoires

Ce partenariat illustre la coopération entre deux infrastructures publiques françaises : l’IGN développe une plateforme cartographique nationale tandis que DATAtourisme mutualise et diffuse les données touristiques produites par les territoires. Tous deux reposent sur une même ambition : proposer des services de confiance, opérés en France, qui permettent aux données publiques de circuler largement tout en restant gouvernées par les acteurs qui les produisent.

La qualité, gage de crédibilité

Une donnée de qualité bénéficie désormais à bien plus qu’un site internet. Une date fiable, une géolocalisation précise, un descriptif soigné ou une illustration de qualité améliorent l’expérience de tous les services qui réutilisent les données.

Pour les territoires, chaque correction ou enrichissement apporté dans votre SIT est automatiquement répercuté auprès de vos publics. Plus vos données sont qualifiées, plus elles gagnent en visibilité et en valeur à travers l’ensemble des services qui les diffusent.

Illustration Cartes IGN

Une diffusion maîtrisée

La diffusion des données s’accompagne de garanties pour les territoires.

Les adresses email restent protégées. Les adresses email associées aux points d’intérêt (offices, socio-professionnels, propriétaires…) ne sont plus diffusées publiquement. Les réutilisateurs peuvent toutefois contacter un producteur grâce à un dispositif sécurisé (en savoir plus). Nous avons laissé la possibilité de contacter par téléphone quand la donnée est disponible.

Les réutilisations sont traçables. Au-delà de ce partenariat, les journaux de connexion permettent gratuitement à chaque OGD de savoir comment, à quels volumes et quels types de leurs données sont réutilisées via l’API DATAtourisme (en savoir plus)

Les créateurs de la donnée sont mentionnés. Le créateurs de la donnée (un office de tourisme le plus souvent) est mentionné à la source avec un lien vers son site internet.

Téléchargez. Et partagez 🙂

Cartes IGN est disponible gratuitement sur l’App Store et Google Play.

Relayez cette nouveauté auprès de vos équipes, de vos élus et de vos socio-professionnels : c’est une vitrine concrète pour leurs événements, sans aucune démarche de leur part.

Pour vous aider à en parler, l’IGN met à votre disposition un Pack Animation locales :
affiches, bannières, réseaux sociaux etc.

Fondation : pourquoi l’ontologie reste stratégique à l’ère de l’IA

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L’ontologie nationale DATAtourisme passe en version 3.2. Cette évolution est l’occasion de revenir sur ce qu’est une ontologie, sur le rôle qu’elle joue dans le dispositif national, et sur les raisons pour lesquelles elle reste plus stratégique encore à l’heure de l’intelligence artificielle.

Une ontologie, c’est quoi exactement ?

Le mot peut impressionner. Il évoque la philosophie, la question de l’être, quelque chose d’abstrait, voire de poussiéreux. En réalité, dans le monde des données, une ontologie est un objet très concret : c’est une manière de décrire un domaine de façon claire, structurée et partagée.

Une ontologie, c’est d’abord une grammaire et un vocabulaire communs. Elle dit quels sont les concepts qui existent dans un domaine (un hébergement, un événement, un itinéraire etc.), quelles relations les relient, et quelles règles s’appliquent. Par exemple, un hébergement peut avoir une capacité, être situé dans une commune et proposer certains équipements.

Une ontologie modélise le réel à partir de concepts et de relations. Représentée sous la forme d’un graphe de connaissances, elle donne du sens aux données et permet de les rendre plus compréhensibles, plus cohérentes et plus réutilisables.

L’ontologie nationale : un bien commun

@pexels • Canva

L’ontologie nationale DATAtourisme modélise plus de 550 000 POI dans un graphe de connaissances commun, produit localement et diffusé nationalement. Les données sont aujourd’hui connectées entre elles par plus de 68 millions de relations.

Donnnée locale

Production par les offices et agences territoriales

language commun

Alignement et modélisation de la donnée

diffusion nationale

Réutilisation par les acteurs de l’écosystème.

Sans ontologie, chaque territoire décrirait le tourisme avec ses propres catégories, son propre vocabulaire et ses propres logiques. Avec elle, les acteurs partagent une même grammaire. C’est ce qui rend possible l’interopérabilité, la mutualisation et, au fond, la visibilité collective de l’offre touristique.

Cette ontologie s’est construite au fil des besoins métiers. Elle intègre une grande diversité de types, de thèmes et de valeurs de référence, avec une ambition forte : décrire finement la réalité touristique des territoires à travers les points d’intérêt et leurs multiples dimensions. À ce titre, elle constitue l’un des cadres les plus structurants mis en place ces dernières années pour organiser et diffuser la donnée touristique institutionnelle.

L’IA ne rend pas les ontologies obsolètes, elle les utilisent pour contrôler ses réponses

@danielgonzalezphotographer • Canva

Cette richesse peut bien sûr être discutée. À l’heure de l’IA, faut-il encore un tel niveau de structuration ? Certains pourraient être tentés de penser que les grands modèles de langage rendent ce type de travail moins nécessaire. C’est pourtant l’inverse : plusieurs travaux récents1 montrent l’intérêt d’articuler les grands modèles de langage avec des structures de connaissance explicites, en particulier des ontologies et les graphes de connaissance qu’elles permettent d’organiser, surtout dans les contextes où la fiabilité et la traçabilité des réponses sont déterminantes. Ces approches consistent à ancrer les réponses d’un LLM dans un graphe de connaissance structuré, ce qui améliore la fiabilité et réduit les hallucinations.

Les modèles d’IA sont puissants, mais ils reposent largement sur des corrélations statistiques. Ils repèrent des régularités, rapprochent des termes et reformulent avec fluidité. En revanche, ils ne stabilisent pas toujours le sens de manière explicite. C’est précisément là qu’une ontologie conserve toute son importance : elle fournit un cadre de référence partageable et explicite, sur lequel les traitements peuvent s’appuyer.

L’enjeu n’est pas seulement technique. Il touche à la capacité des offices et comités du tourisme à produire et diffuser, dans un environnement informationnel de plus en plus saturé, une donnée fiable, lisible et contextualisée.

Pourquoi l’ontologie reste essentielle ?

@pexels • Canva
Parce que l’ontologie explicite le sens de la donnée

Prenons une abbaye. Une IA peut reconnaître qu’il s’agit d’un lieu culturel parce qu’elle a été exposée à des millions de textes où les mots abbaye, patrimoine ou monument apparaissent ensemble. Mais elle procède alors par rapprochement statistique. Selon le contexte, elle peut hésiter : s’agit-il d’un site religieux ? d’un monument historique ? d’un lieu adapté aux familles ? Elle capte une proximité de sens sans toujours la stabiliser de façon cohérente.

Cette incertitude ne conduit pas nécessairement à une erreur manifeste sur le lieu lui-même. En revanche, elle peut affecter la manière de le qualifier, de le contextualiser et de l’adresser au bon public.

L’ontologie établit ce sens de manière explicite. Elle précise ce qu’est une abbaye, à quelle catégorie elle appartient et quelles informations peuvent lui être associées : horaires, tarifs, accessibilité, publics cibles, thématiques, etc. Elle ne supprime pas toute interprétation, mais elle donne un cadre plus clair pour comprendre et mobiliser l’information de manière fiable.

Parce que l’ontologie relie les données dans un cadre cohérent

À l’heure de l’hyperpersonnalisation, recommander finement suppose de pouvoir relier les informations entre elles et d’inscrire les objets touristiques dans un contexte plus large.

Un point d’intérêt touristique n’est pas une simple fiche statique. Reprenons l’exemple d’une abbaye : reliée à des données d’affluence, à la proximité d’un chemin de randonnée, d’un marché local ou à des éléments de récit sur le territoire, elle ne constitue plus seulement un lieu à visiter, mais un objet mieux contextualisé, capable d’alimenter une recommandation plus pertinente.

C’est précisément l’un des apports majeurs d’une ontologie : articuler des données hétérogènes dans un cadre cohérent. Elle ne crée pas à elle seule de nouvelles informations, mais elle permet de les organiser, de les relier et de les rendre plus facilement mobilisables. Pour une IA, cette différence est déterminante : elle change la manière dont la donnée peut être exploitée et contribue à améliorer la qualité des réponses produites.

Ontologie nationale : la version 3.2

La version 3.2 enrichit certaines valeurs de référence, clarifie certains types et renforce le travail de définition des termes. C’est un point essentiel : faire évoluer une ontologie, ce n’est pas seulement ajouter de nouveaux éléments, c’est aussi mieux expliciter le sens des concepts et le partager plus clairement.

Cette version marque une nouvelle étape, pour formaliser les connexions entre les systèmes d’information spécialisés du tourisme. Par exemple, pour mieux qualifier certains enjeux comme l’accessibilité en reprenant les informations des systèmes experts sur le sujet avec les données déjà présentes dans DATAtourisme. Elle est le fruit d’un travail collectif et continu mené au sein du comité technique DATAtourisme et de ses partenaires, associant techniciens et métiers. En ce sens, chaque évolution de l’ontologie est aussi un acte de gouvernance : elle dit collectivement ce que la donnée touristique doit signifier.

Ressources

L’ontologie nationale 3.2 est consultable sur Adullact, avec sa « release note » pour consulter les modifications de version. Elle est aussi consultable dans une version déréférencée, qui permet d’explorer plus directement les concepts, relations et définitions.


  1. Juan Sequeda, Dean Allemang, Bryon Jacob (2025), Knowledge Graphs as a source of trust for LLM-powered enterprise question answering. ↩︎

Chemins de Compostelle en France : pour guider les pèlerins

Chaque année, des milliers de pèlerins et de randonneurs s’élancent sur les chemins de Compostelle. Préparer son départ, trouver où dormir, connaître les étapes : autant de besoins concrets auxquels les plateformes numériques doivent répondre avec une information fiable et à jour.

C’est précisément le rôle de l’Agence française des chemins de Compostelle (AFCC) : être la référence numérique pour tous ceux qui marchent vers Saint-Jacques.

Un guichet unique pour les marcheurs

Tête de réseau du bien culturel « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998, l’AFCC fédère plus de 190 adhérents : collectivités territoriales, offices de tourisme, hébergeurs, associations jacquaires. Son site chemins-compostelle.com centralise tout ce dont un pèlerin a besoin : itinéraires interactifs, annuaire d’hébergements labellisés, agenda culturel, carnets de voyage.

DATAtourisme nous permet d’accéder à une information structurée sur l’ensemble des territoires jacquaires. C’est un vrai atout, même si la qualité reste un sujet de travail partagé avec les producteurs locaux.

Laure Koupaliantz, directrice de l’AFCC

Pour alimenter cet annuaire, l’AFCC s’appuie sur les données d’hébergement issues de DATAtourisme. En un point d’accès unique, elle dispose d’une information qualifiée couvrant l’ensemble des territoires traversés par les voies jacquaires sans avoir à solliciter chaque office de tourisme individuellement.

Un donnée locale pour un itinéraire national

Ce cas d’usage illustre concrètement la valeur du guichet unique que représente DATAtourisme : une donnée produite et qualifiée localement par les offices de tourisme, agrégée à l’échelle nationale, et rendue directement exploitable par des acteurs thématiques comme l’AFCC.

A quand le lien avec l’Espagne ? 🙂

Les enjeux de la donnée numérique

En juin 2026, DATAtourisme est intervenu lors du petit-déjeuner virtuel de l’AFCC consacré à « La donnée numérique relative aux chemins de Compostelle en France ». L’occasion d’échanger avec les territoires sur les enjeux d’interopérabilité, de qualification et de valorisation des données au service des pèlerins et des destinations.

À travers cette série, DATAtourisme met en lumière des réutilisations pour montrer, très concrètement, ce que la donnée touristique rend possible. Derrière chaque cas d’usage, il y a plus qu’un service : il y a une manière différente de faire circuler la donnée, de la transformer, et de la mettre au service des territoires, des professionnels et de l’écosystème touristique.

Crédits photo :
Pause au lavoir – Saint Romans lès Melle ©AFCC JJGelbart
Maison des pèlerins Anglès ©AFCC JJ.Gelbart

DATAtourisme renforce la protection des adresses email

La confiance est devenue une condition essentielle de la circulation des données.

Dans cette logique, DATAtourisme ne diffuse plus publiquement les adresses email associées aux contacts des points d’intérêt (créateurs, producteurs ou propriétaires de la donnée).

Pourquoi cette évolution ?

Parce qu’une donnée utile n’est pas forcément une donnée publique. Une adresse email est une donnée sensible par nature. Une fois diffusée, elle peut être collectée et utilisée à des fins de démarchage sans que son propriétaire en ait conscience.

DATAtourisme réduit cette exposition mais préserve les usages : les professionnels restent joignables, mais dans un cadre maîtrisé.

Les contacts restent accessibles

Les professionnels associés à un point d’intérêt restent joignables grâce à deux services proposés :

Contacter un point d’intérêt : https://www.datatourisme.fr/contacter/?uri=[URI du POI]1
Signaler une anomalie sur une fiche : https://www.datatourisme.fr/signaler/?uri=[URI du POI]2

Les réutilisateurs de l’API disposent également d’un endpoint dédié leur permettant d’intégrer directement cette fonctionnalité dans leurs propres interfaces, en ciblant le contact de leur choix.

Aucune action à réaliser pour les producteurs

Les producteurs peuvent continuer à renseigner les adresses email dans leur système d’information. DATAtourisme assure automatiquement leur protection lors de la diffusion des données.

Une plateforme de confiance

La protection des adresses email s’inscrit dans une ambition plus large : conforter DATAtourisme comme plateforme nationale de confiance, au service des OGD dans leur rôle de tiers de confiance de la donnée touristique.

Cette ambition se traduit notamment par le développement de services qui permettent au territoires d’améliorer la qualité des informations diffusées (anomalies sur les crédits photos, le positionnement etc.) et suivre et communiquer sur la réutilisation de leurs données.

  1. Par défaut, le service utilise le contact principal (hasContact). Si celui-ci n’est pas renseigné, DATAtourisme utilise successivement hasAdministrativeContact, hasCommunicationContact, isOwnedBy puis hasBookingContact. ↩︎
  2. Les signalements sont adressés au producteur de la donnée via hasBeenCreatedBy. En l’absence de cette information, ils sont transmis au diffuseur identifié par hasBeenPublishedBy. ↩︎

Illustrations @pixabay

anto.info : la donnée au service des événements touristiques

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Les événements jouent un rôle essentiel dans l’attractivité des destinations. Festivals, marchés, concerts, visites, animations locales… encore faut-il réussir à les rendre visibles et accessibles sur des supports numériques de plus en plus nombreux.

C’est précisément la mission d’anto.info : transformer automatiquement les données événementielles en contenus éditoriaux capables d’améliorer la visibilité des destinations sur le web, les moteurs de recherche et les nouveaux assistants IA.

Transformer les événements en contenu éditorial multiformat

anto.info réutilise les données Fêtes et Manifestations issues de DATAtourisme pour générer automatiquement des contenus audio et vidéo multilingues et accessibles à tous. L’objectif : permettre aux destinations de diffuser instantanément leurs agendas événementiels sur différents supports numériques, tout en améliorant l’accessibilité des contenus pour des publics variés.

Copyright @pexels

Les contenus sont également relayés sur des plateformes et médias partenaires anto.info, comme le site internet du Guide du Routard et ses 3 millions de visiteurs uniques / mois.

La donnée comme matière première éditoriale

Ici, la donnée touristique ne sert pas uniquement à informer. Structurée et réutilisable, elle devient la matière première de contenus pensés pour différents usages : sites web, widgets, assistants conversationnels IA, RS, plateformes d’écoutes et enceintes connectées, standard téléphonique…

Notre ambition est de transformer la donnée touristique en expériences vivantes, engageantes et accessibles à tous les publics, visiteurs, habitants ou publics empêchés, afin de renforcer la visibilité et l’attractivité des territoires.

Anthony Douchy, fondateur de anto.info

Un enjeu de visibilité et d’accessibilité

Ce cas d’usage illustre une autre manière d’exploiter la donnée touristique : informer, bien sûr, mais aussi produire des formats adaptés aux nouveaux usages numériques et aux enjeux d’accessibilité.

Il montre également comment une donnée structurée peut circuler entre différents acteurs, OGD, médias, plateformes ou assistants conversationnels, pour renforcer la visibilité des événements et faciliter la découverte des territoires.


À travers cette série, DATAtourisme met en lumière des réutilisations pour montrer, très concrètement, ce que la donnée touristique rend possible. Derrière chaque cas d’usage, il y a plus qu’un service : il y a une manière différente de faire circuler la donnée, de la transformer, et de la mettre au service des territoires, des professionnels et de l’écosystème touristique.

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Réutilisations des données : le nouveau module DATAtourisme

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Comment connaitre la réutilisation des données dans DATAtourisme ? Un nouveau module, accessible depuis la plateforme qualité, permet désormais aux offices de tourisme, ADT/CDT et ART/CRT de visualiser les réutilisations de leurs données via l’API, d’explorer plusieurs indicateurs clés et d’exporter les résultats en CSV ou en PDF.

Suivre la réutilisation de vos données

Ce nouveau module répond à une attente forte : mieux comprendre comment les données sont réutilisées une fois diffusées. Les rapports et tableaux de bord offrent ainsi une lecture plus concrète des usages de l’API DATAtourisme1.

Il permet notamment d’identifier les données les plus réutilisées, les types de contenus les plus consultés, les territoires les plus visibles. C’est un outil simple pour objectiver la mise en valeur de la donnée produite par les territoires et partager plus facilement ces informations en interne comme avec des partenaires.

Les exports CSV et PDF facilitent l’exploitation.

Les indicateurs disponibles

Les indicateurs disponibles à ce jour sont les suivants :

• Le nombre de POI réutilisés ;
• Le nombre de réutilisateurs ;
• L’évolution des réutilisations dans le temps ;
• Les top POI réutilisés ;
• Les top des types de POI réutilisés ;
• Les top réutilisateurs de vos données (par email diffuseur) ;
• Les top des communes requêtées ;
• Les top créateur de données, pour un territoire avec plusieurs OT.

Comme l’ensemble de DATAtourisme, ce module est développé sur une technologie open source.

N’hésitez pas à nous faire remonter vos remarques et suggestions d’amélioration à contact@datatourisme.fr.

Accéder au module

Pour accéder au module, les OGD peuvent se connecter à la plateforme Qualité de DATAtourisme.

Les personnes qui ne disposent pas encore d’un compte peuvent demander un accès à leur OGD producteur ou nous écrire à contact@datatourisme.fr.

  1. Les données présentées dans ce module concernent uniquement les réutilisations via l’API DATAtourisme, officiellement lancée en mars 2026. Elles n’intègrent pas les réutilisations liées à la plateforme diffuseur historique, qui représente 25 millions de réutilisations mensuelles. Pour ces dernières, les informations sont, le cas échéant, accessibles auprès de votre producteur de données. ↩︎

Caravel : un usage concret de la donnée au service de l’acceuil

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Bien accueillir suppose de bien connaître son territoire. Or, pour de nombreux professionnels de l’accueil, en particulier les saisonniers ou les nouveaux arrivants, cette montée en connaissance doit souvent se faire vite, avec peu de temps et dans des contextes de forte activité.

C’est à ce besoin très concret que répond Caravel.

Former les professionnels sur le terrain

Basée à Tours, Caravel propose un module de formation gamifié et géolocalisé sur smartphone pour les professionnels de l’accueil touristique : hébergeurs, restaurateurs, offices de tourisme et autres acteurs au contact des visiteurs. L’objectif : aider les équipes, notamment les saisonniers et les nouveaux arrivants, à mieux connaître l’offre locale et à s’exercer à la recommandation.

La donnée en outil d’apprentissage

Ici, la donnée touristique ne se contente pas d’informer : elle devient un support de formation. Structurée et réutilisable, elle alimente des missions géolocalisées adaptées à l’environnement de chaque établissement. Pour Caravel, DATAtourisme simplifie aussi l’accès à la donnée, en permettant de s’appuyer sur une base commune plutôt que sur une multitude de sources hétérogènes.

Nous contextualisons la donnée DATAtourisme pour entraîner les apprenants, grâce à notre algorithme de recommandation, à comprendre l’offre touristique qui entoure leur établissement professionnel et s’initier à la recommandation personnalisée.

Fabienne Lecuyer, fondatrice de Caravel

L’enjeu : améliorer l’accueil sur les territoires

L’intérêt de ce cas d’usage dépasse le seul outil. Il montre qu’une donnée touristique peut servir bien au-delà de la diffusion d’information : elle peut aussi contribuer à mieux former les professionnels, à affiner leur connaissance du territoire et, de manière plus diffuse mais essentielle, à améliorer la qualité de l’accueil. Des effets peu visibles dans les chiffres, mais bien réels dans les pratiques.


À travers cette série, DATAtourisme met en lumière des réutilisations pour montrer, très concrètement, ce que la donnée touristique rend possible. Derrière chaque cas d’usage, il y a plus qu’un service : il y a une manière différente de faire circuler la donnée, de la transformer, et de la mettre au service des territoires, des professionnels et de l’écosystème touristique.

MyDATAS : la donnée au service des métiers des OGD

Mieux publier la donnée ne suffit pas toujours. Encore faut-il pouvoir l’explorer, la comparer, la suivre dans le temps et l’analyser à une échelle plus large que celle de son propre territoire. C’est à ce besoin très concret que répond MyDATAS, une solution basée sur les données publiées sur DATAtourisme. Depuis, la plateforme Explore et l’API sont venues compléter ce dispositif au service des OGD.

Un besoin d’abord apparu sur le terrain

À l’origine, l’outil répond à un besoin exprimé dans le Grand Est : disposer d’un moyen plus simple d’explorer les données publiées, de faciliter les travaux d’alignement et de mieux les analyser. Ce besoin, partagé bien au-delà d’un seul territoire, a ensuite conduit ADN Tourisme à reprendre et à nationaliser l’outil pour le mettre à disposition de l’ensemble du réseau.

Un outil pour les professionnels

MyDATAS s’adresse aux professionnels des OGD (offices de tourisme, ADT, CDT, CRT) notamment dans les métiers de la donnée, de l’observation et de l’ingénierie. Concrètement, l’outil permet de visualiser les données filtrées sous forme de liste ou de carte, de créer et d’enregistrer des requêtes personnalisées, de suivre l’évolution des résultats dans le temps et d’exporter les données.

Découvrir la plateforme

L’accès à MyDATAS est gratuit, sous réserve de la création d’un compte personnel. L’outil est réservé aux professionnels des offices et comités du tourisme. Les demandes de création de compte peuvent être adressées à contact@datatourisme.fr.


À travers cette série, DATAtourisme met en lumière des réutilisations pour montrer, très concrètement, ce que la donnée touristique rend possible. Derrière chaque cas d’usage, il y a plus qu’un service : il y a une manière différente de faire circuler la donnée, de la transformer, et de la mettre au service des territoires, des professionnels et de l’écosystème touristique.

Cas d’usage API : châteaux et pépites gourmandes

L’exploration gourmande

Imaginez que vous visitez un château. À seulement quelques kilomètres, des producteurs gourmands vous ouvrent leurs portes. Encore faut-il savoir qu’ils existent !

Derrière chaque site emblématique se déploie un écosystème local riche : producteurs, caves, savoir-faire. Autant de ressources bien réelles, mais souvent dispersées, difficiles à identifier et encore plus à valoriser à l’échelle nationale.

L’API DATAtourisme change la donne en facilitant la collecte et la mise en relation de ces offres, au bénéfice des producteurs comme des territoires.

Le cas d’usage

L’approche est simple : partir d’un lieu emblématique et explorer son environnement culinaire.

Pour cet exemple, nous avons choisi le Château de Chambord, le Château de Beynac et le Clos Lucé. Nous demandons à l’API de rechercher dans un rayon de 30 à 50 km les producteurs et expériences de dégustation présents à proximité. Concrètement un utilisateur peut :

• Sélectionner un lieu ;
• Interroger l’API dans un périmètre donné ;
• Afficher les résultats sur une carte et dans une liste enrichie (photos, contacts, descriptifs).

Une offre locale structurée, directement mobilisable, émerge au-delà des frontières administratives.

Trois départements, deux régions… et un seul langage de données !

Château du Clos Lucé – Parc Leonardo da Vinci, Amboise @Cecil Mathieu • OFFICE AMBOISE

Les étapes pour y arriver

1. Obtenir une clé API DATAtourisme

Premier prérequis : disposer d’une clé API. Son obtention est simple, rapide et gratuite.

2. Générer le code du cas d’usage

À partir d’un besoin précis, il est ensuite possible de produire un code capable d’interroger l’API et d’afficher les résultats. Cette phase peut être facilitée par l’IA, qui permet de générer rapidement une première base fonctionnelle. Par exemple, voici le type de consigne que l’on peut formuler :

Crée un code HTML simple avec Leaflet et JavaScript qui interroge l’API DATAtourisme à partir d’un lieu emblématique choisi par l’utilisateur.
Le lieu doit être sélectionné dans une liste déroulante.
L’utilisateur doit aussi pouvoir choisir un rayon de 20, 30 ou 50 km.
Le code doit rechercher les POI de type “Fournisseur de dégustation” autour du lieu sélectionné, afficher les résultats sur une carte et dans une liste.
Pour chaque résultat, afficher au minimum : le nom, l’adresse, une photo si disponible, un site web et un descriptif.
Le rendu doit être lisible et directement intégrable dans une page web.

Notre exemple concerne les fournisseurs de dégustation, mais la même logique pourrait s’appliquer aux hébergements, aux événements culturels ou encore au patrimoine local.

3. Intégrer la brique dans un support numérique

Le module peut ensuite être embarqué dans un site web, une application ou tout autre support afin d’enrichir les contenus, croiser les données et proposer de nouveaux parcours de découverte.

Pourquoi ça fonctionne ?

Si ce type de démonstration est possible, c’est parce que DATAtourisme repose sur une ontologie commune. Elle permet :

De qualifier les objets touristiques dans un vocabulaire partagé ;
De filtrer et croiser les données à l’échelle nationale ;
De rendre ces données directement réutilisables, gratuitement.

Portée du cas d’usage

Cet exemple, volontairement simple, montre un usage clé de l’API :

• Transformer un lieu en porte d’entrée vers un territoire ;
• Enrichir un contenu avec des suggestions pertinentes ;
• Valoriser des offres moins visibles ;
• Améliorer l’expérience utilisateur en proposant des idées de découverte.

Et c’est gratuit… ça fait vivre nos territoires.

Autrement dit, l’API DATAtourisme ne sert pas seulement à afficher des données, mais à créer des liens entre les offres et à structurer une expérience touristique.

Photo de couverture © Domaine national de Chambord – Olivier Marchant • ADT41